Site en construction — toutes les formules n'ont pas encore été vérifiées, des erreurs sont possibles. Utilisez ces résultats comme aide au prédimensionnement, à valider par un professionnel.
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Torsion d'arbre

CISAILLEMENT · ANGLE DE TORSION · PLEIN OU CREUX
Donnée d'entrée
Couple Mt (N·m)
Longueur L (mm)
Coef. de sécurité s
Section
Diamètre d (mm)
Matériau

Valeurs Re indicatives (dépendent du diamètre brut et de l'état de livraison — vérifiez le certificat matière). Module de cisaillement calculé : G = E / (2(1+ν)).

Angle de torsion admissible — 0,5 °/m

Vous cherchez la raideur ou le comportement vibratoire d'un arbre connu ? Voir la planche Raideur & amortissement d'arbre (PL.032).

couple appliqué Mt
Résultats du calcul
Contrainte de cisaillement τmax
Angle de torsion
Taux d'utilisation
Couple Mt
Module de torsion Wp
Moment polaire Ip
τ admissible = Re / (2s)
Angle total θ sur L
Critère dimensionnant
Aide au prédimensionnement — Torsion pure d'un arbre circulaire (Saint-Venant), matériau élastique linéaire, couple statique. Les rainures de clavette, épaulements et gorges concentrent les contraintes (Kt ≈ 1,5 à 3) et les couples alternés imposent une vérification en fatigue : prévoir la marge en conséquence. Conditions d'utilisation.

Les deux critères du calcul en torsion

Un arbre en torsion se vérifie sur deux critères indépendants, et c'est souvent le second qui dimensionne. Le premier est la résistance : la contrainte de cisaillement maximale, atteinte à la surface de l'arbre, doit rester sous la limite admissible. Le second est la rigidité : un arbre trop souple se tord et dégrade la précision de la transmission (jeux angulaires, vibrations de torsion, positionnement).

τmax = Mt / Wp avec Wp = π·d³/16 (plein) ou Wp = π·(De⁴−Di⁴) / (16·De) (creux)
θ = Mt·L / (G·Ip) avec Ip = π·d⁴/32 (plein) ou Ip = π·(De⁴−Di⁴)/32 (creux)

La limite admissible en cisaillement dérive de la limite élastique en traction par le critère de Tresca : τe ≈ Re/2, d'où τadm = Re/(2s) avec s le coefficient de sécurité. Pour l'angle, les valeurs usuelles vont de 0,25 °/m (broches, transmissions de précision) à 1–2 °/m (mécanique courante).

Couple à partir de la puissance

Quand on connaît la puissance transmise plutôt que le couple, la conversion est directe : Mt = P/ω, soit avec les unités pratiques du bureau d'études :

Mt (N·m) = 9550 · P (kW) / N (tr/min)

C'est le couple nominal : pensez aux surcouples transitoires (démarrage moteur, à-coups, blocage) qui peuvent atteindre 2 à 3 fois le nominal — c'est précisément le rôle du coefficient de sécurité.

Pourquoi l'arbre creux est efficace

La contrainte de torsion est nulle au centre et maximale en surface : la matière du cœur travaille peu. Un tube De 40 / Di 32 conserve environ 59 % du module de torsion d'un arbre plein Ø 40 pour seulement 36 % de sa masse. C'est le principe des arbres de transmission automobile et des arbres télescopiques : à masse égale, le tube est nettement plus rigide et plus résistant en torsion.

Hypothèses et limites

Section circulaire constante, torsion pure (pas de flexion combinée — pour un arbre supportant aussi des efforts radiaux, engrenages ou poulies, il faut composer flexion et torsion, par exemple par Von Mises), régime statique. Les concentrations de contraintes (rainure de clavette : Kt ≈ 1,6 à 2 en torsion) et la fatigue ne sont pas prises en compte ici. Pour la raideur en torsion et les vibrations, voir la planche dédiée Raideur & amortissement d'arbre.

Sources, normes et références

Normes : Théorie de la torsion élastique (τ = Mt·R/Ip, θ = Mt·L/(G·Ip))

Hypothèses du modèle : Arbre droit de section circulaire pleine ou creuse, matériau élastique linéaire isotrope, petites déformations, couple constant

Domaine de validité : Arbres de transmission mécanique, section circulaire pleine ou tubulaire. Ne combine pas torsion et flexion

Vérification (18/07/2026) : τ = Mt·R/Ip et θ = Mt·L/(G·Ip) sont les formules exactes de la théorie de la torsion élastique (RDM classique), sans coefficient empirique. G = E/(2(1+ν)) est la relation isotrope standard entre modules d'Young et de cisaillement. La conversion couple/puissance Mt = 9550·P/N (P en kW, N en tr/min) découle directement de P = Mt·ω. Éditeur : MECATOOLBOX — Mentions légales.

Guide — Torsion d'arbre

Les deux critères du calcul en torsion

Un arbre qui transmet un couple travaille en torsion. Deux vérifications distinctes s'imposent : la résistance (la contrainte de cisaillement ne doit pas dépasser la limite du matériau) et la rigidité (l'angle de torsion doit rester acceptable, sinon la transmission « mollit » et vibre).

La contrainte de cisaillement

τ = M_t / W_p

où Mt est le couple et Wp le module de torsion de la section. La contrainte est maximale en périphérie de l'arbre et nulle au centre : le cœur d'un arbre plein travaille peu, ce qui explique l'intérêt des arbres creux.

L'angle de torsion

θ = M_t · L / (G · I_p)

L'angle de torsion (souvent exprimé en degrés par mètre) dépend du couple, de la longueur, du module de cisaillement G et du moment quadratique polaire Ip. Un critère usuel de rigidité limite la torsion à environ 0,25°/m pour les arbres de transmission courants ; on serre davantage pour les arbres de précision.

Pourquoi l'arbre creux est efficace

Puisque la contrainte est maximale en périphérie et faible au centre, la matière proche de l'axe est peu sollicitée : autant l'enlever. Un arbre creux offre presque la même résistance qu'un arbre plein de même diamètre extérieur, pour une masse bien moindre. À masse égale, un tube est nettement plus résistant et rigide en torsion qu'un arbre plein — d'où son emploi dans les arbres de transmission, cardans et structures.

Couple à partir de la puissance On connaît souvent la puissance et la vitesse, pas le couple. La relation P = M_t · ω (avec ω en rad/s) donne M_t = P / ω. Exemple : 5 kW à 1500 tr/min → ω = 157 rad/s → M_t = 5000/157 ≈ 32 N·m. Le calculateur fait cette conversion.

Questions fréquentes

Résistance ou rigidité : quel critère domine ?

Sur les arbres courts et très chargés, la résistance ; sur les arbres longs, la rigidité (l'angle de torsion) devient souvent dimensionnante, notamment pour éviter les vibrations et préserver la précision.

Faut-il combiner torsion et flexion ?

Souvent oui : un arbre porte aussi des efforts transversaux (engrenages, poulies) qui le fléchissent. Une vérification complète combine torsion et flexion (contrainte équivalente). Ce calculateur traite la torsion seule.