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Concentration de contraintes Kt

FACTEUR D'ENTAILLE · PETERSON
Configuration

Le facteur Kt est théorique (géométrique). Pour l'utiliser en fatigue, combinez-le avec la sensibilité à l'entaille q du matériau (Kf = 1 + q·(Kt−1)).

Contrainte nominale σnom (MPa)
Largeur plaque W (mm)
Diamètre du trou d (mm)
zone de concentration
Résultats
Facteur de concentration Kt
—
Contrainte max σmax
—
Contrainte nom. σnom
—
Rapport géométrique—
Domaine—
Configuration—
Référence—
Aide au prédimensionnement — Les Kt sont des ajustements polynomiaux publiés des abaques de Peterson. Attention à la section de référence : pour la plaque trouée σnom se calcule sur la section nette (W−d)·ép ; pour l'épaulement sur la petite section π·d²/4. Un Kt appliqué à la mauvaise section n'a aucun sens. Hors du domaine de validité affiché, la valeur est extrapolée et n'est pas fiable. Kt ne tient pas compte de la plasticité : si σmax dépasse la limite élastique, la redistribution plastique réduit le pic réel. Alimente le calcul de fatigue. Conditions d'utilisation.

Concentration de contraintes

La présence d'une entaille, d'un trou ou d'un changement de section crée une perturbation locale de l'écoulement des contraintes. La contrainte maximale au fond de l'entaille est supérieure à la contrainte nominale :

σmax = Kt · σnom

Formules utilisées

Plaque trouée en traction — trou de diamètre d dans une plaque de largeur W. Kt est rapporté à la section nette, c'est-à-dire σnom = F / ((W − d)·épaisseur) :

Kt = 3 − 3,13·(d/W) + 3,66·(d/W)² − 1,53·(d/W)³ (domaine : d/W ≤ 0,5)

Ajustement polynomial de la solution de Howland, repris dans Peterson. Quand d/W → 0 on retrouve Kt = 3, la solution analytique de Kirsch pour le trou dans une plaque infinie.

Arbre épaulé avec congé, en traction axiale — avec h = (D − d)/2 la hauteur de l'épaulement et r le rayon de congé. Kt est rapporté à la petite section, soit σnom = 4F / (π·d²) :

Kt = C₁ + C₂·(2h/D) + C₃·(2h/D)² + C₄·(2h/D)³ (domaine : 0,1 ≤ h/r ≤ 20)

Les coefficients C₁ à C₄ sont des fonctions de √(h/r), avec deux jeux selon que h/r est inférieur ou supérieur à 2. Ils sont donnés par les ajustements de Peterson / Pilkey des abaques de congé d'épaulement.

Sources

Références : Peterson's Stress Concentration Factors, W. D. Pilkey, Wiley — congés d'épaulement (arbre épaulé en traction) et plaque trouée. Solution de Kirsch (1898) pour le trou en plaque infinie.

Hypothèses du modèle : matériau élastique linéaire et isotrope, chargement statique en traction pure, section suffisamment éloignée des extrémités (principe de Saint-Venant). Kt majore la contrainte élastique locale, sans tenir compte d'une éventuelle plastification qui la redistribue.

Domaine de validité : plaque trouée d/W ≤ 0,5 ; arbre épaulé 0,1 ≤ h/r ≤ 20 (voir le domaine détaillé par cas ci-dessus).

Vérification (2026-07-18) : plaque infinie (d/W→0) : Kt → 3 ✓ (solution de Kirsch). Plaque d/W = 0,2 : Kt = 2,508. Arbre épaulé D/d = 1,5 et r/d = 0,1 : le calculateur donne Kt = 1,86, à comparer aux ~1,85–1,90 lus sur l'abaque de Peterson (Shigley Table A-15) ✓. Les coefficients C₁–C₄ de l'épaulement ont été recoupés à l'identique sur une source indépendante.

Configuration retirée : la gorge en U a été retirée de ce calculateur. La formule précédemment employée (1 + 2·√(t/r)) est celle d'une ellipse dans une plaque infinie et ne s'applique pas à une gorge d'arbre ; nous préférons ne rien afficher plutôt qu'une valeur non sourcée. Elle reviendra une fois l'abaque adéquat obtenu. Éditeur : MECATOOLBOX — Mentions légales.

Guide — Concentration de contraintes Kt

Kt pour la fatigue

En fatigue, le facteur effectif d'entaille Kf dépend du matériau :

Kf = 1 + q · (Kt − 1)

où q = sensibilité à l'entaille (0 ≤ q ≤ 1). Pour les aciers, q ≈ 1/(1 + √(a/r)) où a ≈ 0,25 mm (acier à haute résistance) à 0,8 mm (acier doux).

Quand Kt est-il critique ?

Les fortes concentrations (Kt > 2) sont particulièrement dangereuses pour les matériaux fragiles et en fatigue. Les matériaux ductiles supportent mieux les concentrations car la plastification locale redistribue les contraintes (accommodation).

Exemple : plaque trouée
Plaque W = 100 mm, trou d = 20 mm, σ_nom = 100 MPa.
d/W = 0,2 → Kt = 2,51.
σmax = 2,51 × 100 = 251 MPa.
Si Re = 355 MPa (S355) : σ_max < R_e en statique → OK, mais en fatigue, l'endurance est divisée par Kf.

Questions fréquentes

Comment réduire Kt ?

Augmenter le rayon de congé r, réduire le rapport D/d, éloigner les entailles des bords, ajouter des congés de décharge. Une règle pratique : r/d ≥ 0,15 pour Kt < 2.