Tolérances & jeux FDM
ASSEMBLAGES DE PIÈCES IMPRIMÉES · RÈGLES EMPIRIQUESDiamètre de la pièce mâle (arbre imprimé, axe métallique, insert…) qui doit entrer dans le trou imprimé.
Le PETG « bave » légèrement, l'ABS rétracte davantage, le TPU s'écrase : chacun demande un peu plus de jeu que le PLA.
Les trous imprimés sortent toujours plus petits que dessinés (segmentation de l'arc + écrasement du fil). Les trous horizontaux s'affaissent en plus sur le dessus.
Pourquoi les trous imprimés sont toujours trop petits
Trois phénomènes se cumulent : la segmentation — le trancheur approxime le cercle par un polygone dont les cordes rognent vers l'intérieur ; l'écrasement du fil — le filament déposé s'élargit légèrement au-delà de la trajectoire de la buse ; et le retrait thermique du plastique en refroidissant, qui resserre les contours fermés. Résultat typique : un trou dessiné à Ø10 sort entre 9,7 et 9,9 mm. Ce calculateur compense d'office ce rétreint (≈ 0,1 mm + 1 % du diamètre, plafonné à 0,5 mm) puis ajoute le jeu fonctionnel de l'assemblage choisi.
La bonne méthode : compenser en CAO, pas au trancheur
La compensation « échelle XY » du trancheur corrige tout en bloc — trous, contours extérieurs, tout est déformé. La bonne pratique est de dessiner les cotes corrigées directement en CAO, trou par trou selon sa fonction : c'est ce que donne ce calculateur. Et pour une pièce destinée à la série, la règle d'or reste le gabarit de test : une petite plaque avec le même trou décliné en +0,0 / +0,1 / +0,2 / +0,3 / +0,4 mm, imprimée dans les conditions réelles — dix minutes d'impression qui évitent dix ratés.
Hypothèses et limites
Valeurs établies pour des buses de 0,4 mm, hauteurs de couche 0,15–0,25 mm, sur imprimantes FDM grand public. Non couvert : la SLA/résine (rétreint différent), les buses larges (0,6+), les trous inférieurs à 3 mm (préférez percer au foret après impression pour la précision), et les filetages imprimés (sujet distinct — proposez-le au Registre des demandes !).